Issoudun :
Parc François-Mitterrand
Maîtrise d’ouvrage : Ville d’Issoudun
Maîtrise d’œuvre associée : E2CA, b.e.t. économie
Programme : création d’un parc urbain, aménagement des bords de la Théols
Surface : 22 400 m²
Calendrier : concours 1992 ; travaux septembre 1993-juillet 1994
Coùt : 4 millions de francs TTC (valeur septembre 1993)
Entreprise générale : Moser Val-de-Loire |
Dans une ville médiévale bien préservée aux limites septentrionales du
Massif Central, nous avons créé un parc urbain de 3 hectares à
l’emplacement de jardins familiaux, situés sur les rives de la Théols
et progressivement abandonnés par les habitants. Pour imaginer la trame
du parc, nous avons repris le tracé de l’ancien parcellaire, dans un
esprit de substitution davantage que de conservation. Nous remplaçons
les jardins utilitaires par des compositions ornementales de
plantations rustiques.La principale est un grand carré posé à
l’extrémité du terrain, dans le coude de la rivière.
Planté en pleine
terre, conçu pour supporter une crue de la Théols, il est ceint d’une
promenade en bois qui forme ponton sur le cours d’eau. A l’intérieur,
les iris sont plantés en bande, évoquant ainsi la trame parcellaire. |
Ce
grand carré très travaillé s’impose comme un cadre classique et tranche
ainsi avec la nature horticole du site. Ce jardin fonctionne en deux
saisons : fleuri en été, il est taillé en hiver pour laisser place à
une succession de bandes couvertes de mulch coloré (rouge, noir,
ardoise), dessinées suivant les pratiques ancestrales du sol. Ce carré
d’iris constitue un cadre décoratif visible depuis le mur des remparts,
dans l’esprit des jardins du XVIIËme siècle.
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Ces lignes se prolongent à
l’arrière par le jardin de saules. De forme rectangulaire, également
ceint d’un cheminement en bois, celui-ci est composé de bandes de
saules disposés en ordre croissant, des arbustes aux arbres en limite
de parcelle, rattrapant ainsi l’échelle du bâ‚ti.
De même, nous
avons planté les pourtours du parc de vergers ornementaux composés de
différentes variétés de prunus. Entre ces vergers et la rivière sont
réparties des “prairies”. Délimités par des cheminements tondus, ces
espaces fleuris (pavots, gypsophiles, cosmos, centaurées, etc.) sont
simplement fauchés deux fois par an. Ces plantations bucoliques
viennent en complément des arbres fruitiers et végétaux utilitaires
conservés : buis, laurier-sauce, poiriers, pommiers...
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Le long de la rivière, s’ajoutent aux saules conservés des joncs,
typhas et iris d’eau. Nettoyées, confortées et replantées, les berges
ont été équipées de pontons en bois, qui ont permis le retour de
pratiques de loisirs, telles la le retour de pratiques de loisirs,
telle la pêche.
Les liaisons entre les deux rives du cours d’eau sont assurées par deux
passerelles de structure métallique. La création de ces petits ouvrages
d’art a permis de désenclaver les quartiers limitrophes.
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